Archive de la catégorie ‘histoire’

La gauche fut la mère de la collaboration!

Dimanche 1 juin 2014
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Tarascon – Beaucaire : L’association « Tête à Clap » emmêlée entre ses déclarations politiques et ses demandes de subventions

Mardi 6 mai 2014

http://www.dailymotion.com/video/x1h4u7

Ludovic Duplissy le Président de l »association beaucairoise « Tête à Clap » souhaite quitter Beaucaire et rejoindre Tarascon. Il motive cette décision le 17 avril dans les pages du Midi Libre en considérant qu’elle s’appuie : « sur des raisons d’idéologie politique et aussi parce que nous ne voulons pas de récupération. Nous ne souhaitons pas travailler avec cette municipalité (FN) ni être dans la situation de devoir lui rendre des comptes Nous devrons donc trouver 15 000 € pour fonctionner. »

Pourtant, Julien Sanchez le Maire Front National de Beaucaire et son Conseil municipal « Conformément aux années précédentes »…ont « voté la subvention aux « Têtes à Clap« .

Julien Sanchez La Provence 06/05/2014- Maire Front National de Beaucaire :

« ils sont libres de la refuser (la subvention) sur simple envoi accusé-réception. Pour l’instant, nous n’avons rien reçu. S’ils ne veulent pas de la subvention, ça fera 15 000 de plus dans les caisses de la ville. C’est eux qui font preuve de sectarisme en refusant de travailler avec des gens qu’ils ne connaissent pas. Ça fera plus d’argent pour nos projets, on leur montrera ce qu’on peut faire sans eux. »

Tarascon - Beaucaire : L'association

Ludovic Duplissy, l’un des organisateurs, ne veut pas servir de vitrine au Front national. Midi Libre

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Retour sur le « coup de tonnerre » du 21 avril 2002

Mercredi 23 avril 2014

Suite à la diffusion d’un documentaire intitulé Comme un coup de tonnerre, La Chaine parlementaire (LCP) organisait un débat sur la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour des élections présidentielles de 2002.

http://www.dailymotion.com/video/x1q2465

L’annonce des résultats à 20h sur France 2 le 21 avril 2002 :

http://www.dailymotion.com/video/xtr7d

Manuel Valls et l’ancien néo-nazi Terry Cooper

Dimanche 1 décembre 2013
http://www.dailymotion.com/video/x17r60n

Éric Zemmour à Lorànt Deutsch : « L’histoire, c’est toujours de la politique »

Mercredi 20 novembre 2013
http://www.dailymotion.com/video/x17c4zj

2011- Harkis / Rapatriés : Allocution de Jean-Marie Le Pen devant la tombe du Bachaga Boualem

Jeudi 3 octobre 2013
http://www.dailymotion.com/video/xlb4nl

Superbe allocution de Jean Marie LE PEN  lors du recueillement sur la tombe du Bachaga BOUALAM au cimetière du village le 25/09/2011. Il était accompagné de Pïerre CHENEL candidat du Rassemblement Bleu Marine pour les élections municipales à Arles (13) de 2014 et les conseillers régionaux Valérie LAUPIES et Stéphane RAVIER.

L’ère Mitterrand : « L’affaire du sang contaminé »

Mardi 3 septembre 2013

En avril 1991, la journaliste Anne-Marie Casteret publie dans l’hebdomadaire L’Événement du Jeudi un article prouvant que le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a sciemment distribué à des hémophiles, de 1984 à la fin de l’année 1985, des produits sanguins dont certains étaient contaminés par le virus du sida.

L’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius et les anciens ministres socialistes Georgina Dufoix et Edmond Hervé ont comparu du 9 février au 2 mars 1999 devant la Cour de justice de la République pour « homicide involontaire ». Cette cour a rendu son verdict par un arrêt qui innocente Georgina Dufoix et Laurent Fabius

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Vidéo : Affaire du sang contaminé

Jean-Marie le Pen à propos des musulmans en France (1989)

Mardi 20 août 2013

24 ans après, on ne peut que constater la lucidité et l’esprit visionnaire de Jean-Marie Le Pen…

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

 

Redif’ : La gauche, fut la mère de la collaboration !

Vendredi 26 juillet 2013

http://www.dailymotion.com/video/xft7u3

Mythe n°1 : l’extrême droite française, collaborationniste pendant la seconde guerre mondiale était majoritairement l’extrême droite d’avant la guerre. C’est tout l’inverse. La majorité des premiers résistants était issue de l’Action Française qui prônait le “nationalisme intégral” et était germanophobe.

Mythe n°2 : la gauche pacifiste, antiraciste, philosémite a majoritairement composé la Résistance. C’est tout l’inverse. Les pacifistes ont continué, dans leur majorité (à l’image des dreyfusards) de l’être sous la botte nazie.

Que le pacifisme fut le vecteur principal de la collaboration, que les pacifistes furent nombreux à collaborer, et qu’ils fournirent de très nombreux collaborateurs, que la gauche fut dominante dans la collaboration parce qu’elle fut dominante dans le pacifisme — toutes ces vérités dérangeantes échapperont aux politiciens, aux polémistes et aux historiens soucieux d’inculper “toutes les droites” et de leur faire porter le chapeau exclusif des erreurs, des trahisons et des crimes qui ont endeuillé, à jamais, les années 1940-1944.

Ils chargeront Maurras (Action Française) de forfaits commis par des gens, qui, pour beaucoup, étaient des antimaurrassiens endurcis. Ils s’acharneront sur La Roque (les Croix de Feu), qui vraiment n’y était pour rien. Ils débusqueront des “fascistes” un peu partout y compris là (et surtout là) où il n’y en avait pas, et ils ignoreront ces pacifistes, intransigeants et candides à la fois, qui se fascinèrent pour l’Allemagne de Hitler (…)”.

Simon Epstein expose à l’aide de fiches biographiques précises, de leur mise sous lumière de l’Histoire, dans cet ouvrage dense, exégétique, une réalité historique très éloignée des multiples propagandes et oublis nés dans l’après-guerre.

Les nombreuses sources d’informations puisées notamment chez Bernard Lacache qui fut le président de la LICA (ancêtre de l’actuelle LICRA) qui dénonça tous ces traîtres qui, ayant milité au sein de ce mouvement pacifiste, de gauche, philosémite se convertirent à la collaboration et à son opposé, Henry Coston, l’extrêmiste de droite de toujours, qui dénonça ces “convertis” qui après-guerre quittèrent pour leur carrière politique cette extrême droite collabo, donnent de cette page d’histoire de France à la fois l’image des égoûts les plus puants du racisme, de la honte, du meurtre, et celle des cieux les plus purs de l’héroïsme, de la Liberté, de l’Honneur.

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Arrêt des subventions aux volaillers : l’Union européenne frappe aveuglément et le gouvernement ne peut que constater !

Vendredi 19 juillet 2013

Arrêt des subventions aux volaillers : l’Union européenne frappe aveuglément et le gouvernement ne peut que constater ! dans Critique affichecoqny9

Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

La récente décision des autorités européennes de supprimer les aides à l’exportation pour les volaillers français constitue une énième preuve du caractère nuisible de l’Union européenne pour les intérêts de la France.

Outre son caractère inique et l’absence de concertation avec les professionnels, elle démontre la misérable impuissance des gouvernement français PS comme UMP, seulement capables comme cette fois-ci de « regretter »une décision jugée « brutale », sans pour autant être en mesure de la contrecarrer. C’est pourquoi il est impératif de récupérer notre souveraineté nationale et donc notre pouvoir, afin de décider en toute liberté du montant et de la répartition des aides allouées à notre filière agricole.

Rappelons que la France verse chaque année 20 milliards d’euros au budget de l’Union européenne et qu’elle n’en récupère que 13, aides de la PAC comprises ; il y a donc une perte sèche annuelle de 7 milliards d’euros pour notre pays. Un montant qui aurait largement permis de couvrir les 55 millions d’euros de subventions lâchement supprimées aux volaillers français, dont le secteur connaît de grandes difficultés.

Plus généralement, c’est notre sécurité et notre indépendance alimentaire qui sont régulièrement attaquées par l’Union européenne dont les règles ultra-libérales mettent sous tension permanente des activités d’une très grande sensibilité, et dont les intérêts sont évidemment stratégiques.

Joyeux anniversaire à Jean-Marie LE PEN

Jeudi 20 juin 2013
Joyeux anniversaire à Jean-Marie LE PEN  dans france le-pen-bb001

Jean-Marie Le Pen dans les bras de sa mère

Jean-Marie Le Pen (prononcé [lə pɛn]), né sous le nom de Jean Le Pen, le 20 juin 1928 à La Trinité-sur-Mer (Morbihan).

Jean Louis Marie Le Pen, dit Jean-Marie, est le fils de Jean Le Pen (1901-1942), patron pêcheur, président de l’association des anciens combattants et conseiller municipal de La Trinité-sur-Mer, et d’Anne-Marie Hervé (1904-1965), couturière et fille de paysans originaires de Locmariaquer. Ses parents le surnomment « Jeanjean ». Sa famille est essentiellement originaire du département du Morbihan ; un de ses aïeux y fut le chef chouan d’une paroisse, un autre conventionnel.

Jean-Marie Le Pen devient pupille de la nation par jugement du tribunal civil de Lorient du 23 décembre 1942, son père ayant trouvé la mort à bord du chalutier dont il était le patron, quand le bateau de pêche a sauté sur une mine remontée dans son chalut en août 1942 (son nom figure d’ailleurs sur le monument aux morts de La Trinité-sur-Mer).

En novembre 1944, à 16 ans, il demande au colonel Henri de La Vaissière (alias Valin) à s’engager dans les FFI (Forces françaises de l’intérieur), qui préfère refuser : « Désormais, ordre est donné de s’assurer que nos volontaires ont bien dix-huit ans révolus. Tu es pupille de la nation : songe à ta mère ! »…

Lire la biographie intégrale…

le-pen-etudiant002 dans histoire

Lionel Jospin dénonce la manipulation – L’anti-fascisme n’était que du théâtre

Jeudi 6 juin 2013
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Bruno Gollnisch réfute les accusations d’extrémisme de droite

Dimanche 2 juin 2013

Le 30 mai 2013, au Conseil régional de la région Rhône-Alpes, l’exécutif socialo-écolo-communiste s’est insurgé contre l’« extrémisme de droite » grandissant en France. Bruno Gollnisch (Front national) a invité l’exécutif à « balayer d’abord devant sa propre porte », ceci avant de pointer les divisions internes de l’exécutif en matière de laïcité.

http://www.dailymotion.com/video/x10ctb1

Eric Zemmour : « Bachar al-Assad, le revenant »

Mercredi 22 mai 2013
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Redif’ Valérie Laupies (enseignante, candidate FN) : la réalité du terrain a eu raison de mes concepts gauchisants

Mercredi 22 mai 2013

Redif' Valérie Laupies (enseignante, candidate FN) : la réalité du terrain a eu raison de mes concepts gauchisants dans culture valerie-laupies-rbmEntretien  paru il y a un an sur Riposte Laïque :

Riposte Laïque : Une directrice d’école, en Zep dans la région de Marseille, qui s’affiche ouvertement Front national, n’a-t-elle aucun problème, ni avec sa hiérarchie, ni avec quelques parents d’élèves, ni avec ses collègues, ni avec quelques élèves ?

Valérie Laupies : Je demeure à Tarascon, une commune de 14 000 habitants. Tarascon n’est pas une grande ville, il  est  plus aisé de s’y impliquer en étant reconnue que dans une métropole comme Marseille. J’avais toutefois peur de me révéler « Front national » en 2010 lorsque Jean-Marie Le Pen m’a demandé de figurer sur la liste des candidats aux élections régionales. J’ai vraiment hésité car même JMLP m’avait écrit : « je pourrai comprendre que vous refusiez vu vos fonctions». Et bien je me suis lancée et je ne regrette pas du tout.

Ce qui me donne la force et la sérénité, c’est que je suis  fière de défendrela Franceet les Français. Je continue donc ma vie comme avant et je suis heureuse de pouvoir exprimer l’amour de mon pays à travers ma mission politique et à travers mon métier.

Dans mon travail de directrice d’école et d’enseignante, je me sens finalement plus assurée maintenant qu’avant mon engagement politique. J’ai dû pourtant me défendre ardemment de ma hiérarchie l’année dernière car mon adversaire politique local avait tenté de me discréditer auprès d’elle. Cet épisode a été très éprouvant ; j’en suis sortie victorieuse grâce à des parents d’élèves courageux, reconnaissant la qualité de mon travail, qui m’ont soutenue. En effet, je suis passionnée par mon métier. C’est par conséquent l’intérêt de mon établissement et des enfants que je défends lorsque je suis à l’école ; je n’y fais jamais de politique, cela ne me vient pas à l’esprit. Mes collègues, bien que timorées au départ par le fait qu’elles pourraient être amalgamées à mon étiquette politique, se sont détendues au fur et à mesure du temps appréciant que je ne leur parle jamais de mon engagement. Bien sûr,  quelques parents d’élèves maghrébins ont  « causé dans mon dos » ou ont refusé pendant quelques temps de me saluer, mais c’est la vie sereine de l’école qui a pris le dessus. Leurs enfants sont heureux et travaillent parce que j’ai la foi dans l’institution scolaire ;  je les élève dans l’amour du travail, du mérite, de l’effort et ils me le rendent bien, même si c’est épuisant de marcher  à contre-courant de la pédagogie moderne.

Riposte Laïque : Tu es issue d’une famille de gauche militante, tu es passée par Attac. Quel a été l’événement déclencheur pour que tu adhères au Front national ? Ce choix a-t-il eu des conséquences dans ton environnement amical ou familial ?

Valérie Laupies : J’ai été conditionnée par la gauche jusqu’à l’âge de 40 ans et puis le discours de Jean-Pierre Chevènement sur l’Education, le sens de la responsabilité et la souveraineté nationale, m’a séduite. En effet, mes conditions de vie à Tarascon m’empêchaient de continuer consciemment d’adhérer aux idées de gauche angéliques, moralisatrices. Mon mari a été mis au chômage par des patrons communistes totalement irrespectueux de la valeur humaine, j’ai dû scolariser ma fille en ZEP n’ayant pas le choix et je sais qu’elle a souffert de se retrouver dans la minorité ethnique. De plus, je travaillais dans une école très difficile où je m’épuisais et je désespérais, tellement les insultes et les bagarres envahissaient le quotidien ; n’étant pas directrice à l’époque, je subissais davantage qu’aujourd’hui cette situation. J’ai même été ostracisée dans cet établissement, par de jeunes collègues, car mon mari avait dénoncé le spectacle de fin d’année chanté en arabe.

Par conséquent, c’est bien la réalité qui a eu gain de cause sur mes concepts gauchisants et au final,  c’est Alain Soral qui m’a mise sur la voie en 2007 en me suggérant de voter Front national. En effet,  à cette époque je lui avais confié que j’étais déçue du MRC de Jean-Pierre Chevènement.

Comme je ne me satisfais pas d’être électrice mais que j’ai besoin de m’engager, les conséquences sur mes relations familiales et amicales ont été assez violentes. En effet, les gauchistes ne sont ni tolérants ni démocrates (je le sais, je l’ai été !), aussi  j’ai dû prendre beaucoup de distance avec ma famille. Des amis se sont écartés de moi, pensant sans doute qu’on les considèrerait comme des « fachos » s’ils continuaient à me fréquenter. J’avoue que ces expériences-là m’ont affectée mais elles m’ont aussi permise de reconnaître que « tout ce qui ne tue pas, renforce ». J’ai appris à agir et « être » en mon âme et conscience et non pas à me laisser enfermer par le regard des autres ; qu’est-ce que c’est libérateur !

Riposte Laïque : Tu es actuellement conseillère régionale dans la région Paca, fortement marquée par quelques scandales financiers, notamment en terme de subventions accordées à des associations des quartiers Nord, où est impliquée la socialiste Sylvie Andrieux, mise en examen. Lors de ton mandat, as-tu remarqué des choses étranges, et que penses-tu du fait que cette dernière soit malgré tout présentée par le PS aux prochaines législatives ?

Valérie Laupies : Ce qui est étrange pour nous au Front national mais qui est normal pour l’UMPS, c’est que la politique menée au sein du Conseil régional soit en fait du clientélisme. La corruption et l’immoralité publique qui en découlent ne choquent que ceux qui ont une autre conception de la politique. La nôtre est la défense des intérêts des Français et le développement de la solidarité pour ceux qui contribuent à la construction de la  région  par leur travail, le respect des lois …  etc.

L’exposé des dossiers lors des Assemblées se fait dans une  langue de bois soporifique, si bien que l’on ne peut discerner à brûle pourpoint ce qui est de la corruption de ce qui ne l’est pas.  Sylvie Andrieux se présente aux législatives puisque le système cautionne les manœuvres clientélistes. Elle se blanchit en mettant  en avant la présomption d’innocence et en montrant bien qu’elle n’a aucun sentiment de culpabilité. Vraiment ces élus sont déconnectés de la moralité publique ; l’impunité les renforce dans leurs ambitions personnelles.

Riposte Laïque : Tu te présentes donc aux prochaines législatives, dans la 16ème circonscription des Bouches-du-Rhône, en face Michel Vauzelle. Es-tu prête à un accord de désistement réciproque avec le candidat UMP, pour barrer la route au PS ?

Valérie Laupies : Une vague bleu Marine impressionnante a déferlé au 1er tour de l’élection présidentielle sur la 16e circonscription, où le député sortant Michel Vauzelle espère entamer un nouveau mandat. Marine Le Pen a obtenu quatre points d’avance sur François Hollande et Nicolas Sarkozy.

La vague a si bien inondé le territoire qu’au second tour le report des voix sur l’UMP a été insignifiant. Henri Guaino a-t-il été impressionné à ce point qu’il ne vienne pas finalement se présenter sur la circonscription où il est né ?

Je suis candidate pour le Rassemblement Bleu Marine et je serai au second tour des élections législatives très probablement devant l’UMP représenté par M. Chassain. Alors celui-ci doit d’ores et déjà prendre ses responsabilités. En effet, j’invite tous ceux qui en ont marre de la politique des socialo-communistes à me rejoindre dès le premier tour. La véritable opposition, le vote utile pour barrer la route à la caste gauchiste est bien le Front National.

Riposte Laïque : Comment arrivais-tu à concilier ton mandat de conseillère régionale, ton statut de directrice, et le fait de demeurer enseignante en Zep ? Si tu étais élue députée, envisages-tu sereinement d’arrêter d’enseigner, et cesserais-tu d’être conseillère régionale ?

Valérie Laupies : Comme je suis directrice, je suis déchargée de classe une journée par semaine pour pouvoir assurer le travail administratif de l’école. J’ai choisi la journée du vendredi pour cela car c’est le jour des Assemblées au Conseil régional. Ainsi mes élèves ne subissent pas mes absences puisqu’ils ont leur enseignant remplaçant attitré. Je rattrape l’administratif le samedi ou le mercredi. Je travaille les dossiers et les campagnes électorales les week-ends et durant les vacances scolaires. J’ai une capacité de travail assez grande et je suis plutôt perfectionniste, c’est pourquoi je fais en sorte que personne ne soit lésé par mes choix.

Pour moi, il a été important jusque-là de concilier mes trois fonctions : directrice d’école, enseignante en ZEP, Conseiller régional, car une fonction nourrit ma réflexion pour l’autre. Il est important d’avoir un pied dans la vie civile pour représenter au mieux nos compatriotes. Le fait d’exercer sur un terrain difficile (ma classe cette année est redoutée par tous les remplaçants) me place au cœur des préoccupations de mes concitoyens ; j’ai besoin de les vivre pour les dénoncer et suggérer des solutions.

Si je suis élue députée, je devrai cesser l’enseignement car il est impossible de concilier les deux missions. Je le prendrais comme un appel au devoir et forte de 20 ans d’expérience professionnelle, je pense que je pourrai quitter mon école sereinement. Pourtant, j’aurais un pincement au cœur car, comme je vous l’ai dit, j’aime mon métier, mon école, mes collègues. Toutefois, cela ne signifierait pas que je n’y revienne pas ultérieurement vu que la fonction de député n’est pas un métier et qu’il faut être ré-élue pour y rester.

D’autre part, si la loi avec le nouveau gouvernement est de ne pas cumuler deux mandats, je quitterai le Conseil régional, sinon, je continuerai d’assurer mes deux missions d’élue.

Riposte Laïque : Quel est ton regard d’enseignante du secteur public sur l’école privée ? Reprends-tu à ton compte le slogan « Fonds publics à l’école publique », considérant que l’école privée ne doit pas recevoir d’argent de l’Etat ?

Valérie Laupies : De plus en plus de familles modestes françaises ont recours au collège privé, devant fuir les établissements publics défaillants. Avec ce nouveau gouvernement, l’école publique ne va pas s’améliorer.  « Offrir le privé » à ses enfants quand l’Etat n’assure plus la qualité du public est une solution pour les parents. Encore faut-il que l’école privée ne soit pas trop coûteuse, et pour cela, l’Etat doit la subventionner.

D’autre part, nous devons respecter  le choix des familles qui souhaitent élever leurs enfants dans un cadre d’éducation catholique par exemple ou dans une école ayant une pédagogie très spécifique, à partir du moment où cette éducation ne met pas en péril  la laïcité.

Riposte Laïque : Constates-tu, dans ton école, des phénomènes d’islamisation qui posent problème dans ton quotidien professionnel ?

Valérie Laupies : Les phénomènes d’islamisation sont réels. Les mamans des élèves sont quasiment toutes voilées ; les Maghrébins représentant quasiment 50% de l’effectif de mon école, les entrées et sorties de classe offrent un paysage oriental … A proprement parlé, cette situation n’a pas d’impact négatif sur l’école. Toutefois,  il est de plus en plus difficile de faire dominer nos valeurs et nos codes d’éducation. En tant que directrice, je dois souvent expliquer les règles qui ne sont pas évidentes pour les parents.

D’autre part, les pressions sur le service scolaire municipal pour obtenir de la nourriture hallal à la cantine, existent bel et bien. Les repas sans porc pour les musulmans sont systématiquement proposés  depuis longtemps mais les revendications islamistes se poursuivent donc.

A la période de L’aïd, il est devenu normal que les élèves musulmans soient absents sans autre forme de justification que « fête religieuse », ce qui veut dire que c’est aux enseignants d’adapter leur emploi du temps en fonction de ces journées d’absence.

Propos recueillis par Pierre Cassen

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