Il faut sauver nos paysans !

LOISEAU

Philippe Loiseau (FN) sur le marché du MIN à Châteaurenard (13)

Communiqué de Presse de Philippe Loiseau, Député français au Parlement européen, Membre de la Commission agriculture et développement rural

Alors que les réunions se succèdent au Parlement européen pour « discuter » de la crise agricole qui touche gravement l’agriculture française, nos agriculteurs crient toujours leur désespoir.

Le commissaire Hogan estimait il n’y a pas si longtemps que les agriculteurs français n’avaient pas à se plaindre… Il serait bon qu’il ne se contente pas d’en juger depuis les bureaux du Parlement européen et qu’il aille à la rencontre de nos producteurs. Il pourrait ainsi expliquer, notamment à ces éleveurs laitiers du Loiret qui estiment qu’ils sont en train « de crever », pourquoi il a décidé de supprimer les quotas laitiers… Le ministre de l’agriculture de l’époque M. Lemaire n’ayant montré aucune résistance. Il est vrai qu’ils ont en commun la volonté d’imposer les lois du libre-échange, tant et si bien que l’UMP a scandaleusement voté au Parlement Européen pour l’ouverture de négociations de libre-échange avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, deux pays dont les éleveurs ont des coûts de production 30% plus bas que nos éleveurs. Les dirigeants de l’UMP font semblant de défendre les agriculteurs quand ils déambulent dans le salon de l’agriculture, tout en votant la veille des lois contre ces mêmes agriculteurs à Bruxelles. Cette façon de faire de la politique les déshonore.

Les résultats du démantèlement des quotas ne se sont pas fait attendre : concentration et disparition des exploitations (70 perdues en cinq dans le Loiret), diminution du nombre de producteurs, baisse des prix (de 30 à 27 centimes le litre depuis le début de l’année), endettement et bientôt faillite (perte pour l’exploitation de 5000 à 6000 euros par mois).

Avec mon collègue Edouard Ferrand, je me suis opposé à la fin des quotas et comme mes collègues agriculteurs je demande la mise en place d’un système de régulation. Plus généralement, alors qu’il ne fait plus aucun doute que la politique de l’Union Européenne détruit notre agriculture, il devient urgent de sortir de cette PAC. Il en va de la survie de notre agriculture. Nous devons retrouver notre souveraineté alimentaire en instaurant une Politique Agricole Française qui garantira les prix et protègera nos producteurs de la concurrence déloyale instaurée par l’Union européenne.

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