La Provence : Où est la Police ? Pas assez sur le terrain ?

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Les moyens donnés à la police et à la justice aujourd’hui en France sont notablement insuffisants. Le Président Nicolas Sarkozy, a fait de nombreuses promesses pour améliorer cette situation : quasiment aucune n’a été tenue. Le constat est préoccupant.

Il est urgent de mettre fin à la suspicion qui pèse sur les forces de l’ordre lorsqu’elles font usage de la force, en créant une présomption de légitime défense.

- Nous devons améliorer les moyens matériels de la police et de la gendarmerie (armement, véhicules, télécommunications, etc). Des moyens supplémentaires seront consacrés à la rénovation des locaux de police. Un plan d’implantation de commissariats dans les zones sensibles sera mis en place. La priorité sera aussi donnée aux conditions matérielles de logement, en particulier des jeunes.

- Décharger les services de police des tâches administratives : les fonctionnaires de police et de gendarmerie doivent effectivement être affectés à la sécurité publique et non à des tâches de dactylographie, ou en faction devant des locaux.

- Améliorer la rémunération des policiers et des gendarmes.

La Provence 22/09/09 : Leur efficacité en question à cause de la variété des missions annexes

Tout est parti d’une petite phrase présidentielle. « Trois policiers par voiture, ce n’est pas normal ! », a déclaré Nicolas Sarkozy mardi à l’Élysée, lors d’un déjeuner à huis clos avec 300 députés de la majorité. Le genre de déclarations qui, depuis, fait rêver les policiers. Ils rêvent perfidement d’une nouvelle « vie en rose ».

La plupart rappellent hélas qu’à Marseille, comme dans la plupart des villes de la région, cela fait deux ans que les policiers font des patrouilles à deux ! Et encore, résume Alphonse Giovannini, délégué du syndicat Unité Police à Marseille, « dans la journée, c’est souvent un titulaire et un adjoint de sécurité (ADS) qui doivent faire équipe ».

« Je ne veux plus de CRS et de gendarmes mobiles à attendre des heures dans les cars sans rien faire« , a insisté le président Sarkozy. Seulement voilà, « tout le monde travaille à flux tendus. On demande aux policiers de faire un maximum de choses avec un minimum de moyens« , explique David-Olivier Reverdy, délégué départemental du syndicat Alliance.

Certains policiers se souviennent des années 1980, temps béni où ils se rendaient à quatre sur les opérations. À Marseille, par exemple, où on compte quelque 2200 policiers de sécurité publique, quand on a soustrait ceux qui sont en congé, en maladie, en formation, les administratifs, avec les traditionnels roulements sur 24h, il faut diviser par six pour obtenir le nombre de ceux qui sont effectivement sur le terrain…

La suite …

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