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Archive pour juillet 2007

SOS Racisme défend Rachida Dati contre «une élite blanche»

Jeudi 26 juillet 2007

 Source : L’observatoire du communautarisme 

Dans un entretien à Libération, le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, attribue les difficultés actuelles de la ministre de la justice, Rachida Dati, à un rejet de la classe politique du fait de ses origines.


 


Au moment où la ministre de la justice imposée par Nicolas Sarkozy rencontre des difficultés -démissions au sein de son cabinet, critiques à l’encontre de son projet de loi sur la récidive, déboires judiciaires de deux de ses frères- elle reçoit curieusement le soutien de SOS Racisme, une association liée de façon organique au parti socialiste.

Dans un entretien à Libération, le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, vole au secours de Rachida Dati qui est selon malnenée par une « élite blanche » :

« Je pressens que Rachida Dati paie d’être une ministre atypique, parce qu’elle est jeune, femme, et d’origine maghrébine. Malheureusement, ce profil crée des rancœurs au sein d’une élite française constituée d’hommes blancs de plus de 55 ans. »

SOS Racisme fait donc le choix de communautariser les problèmes rencontrés par la ministre de la justice de Nicolas Sarkozy. C’est un angle d’analyse qui est pour le moins discutable. En effet, il n’est pas anormal que l’on s’interroge, soixante jours après l’entrée en fonction de Rachida Dati, sur la démission de son directeur de cabinet et de plusieurs de se conseillers. Qu’elle soit liée ou non au caractère de la ministre, force est de constater qu’il s’agit d’un événement singulier qui pose la question du fonctionnement de l’Etat au plus haut niveau et peut révéler une certaine impréparation alors que c’est justement en convaincant les Français qu’il était le mieux préparé que Nicolas Sarkozy s’est imposé face à Ségolène Royal. Quant au fait que deux des frères de la ministre de la justice fassent l’objet de poursuites pour trafic de drogue, il faut là aussi admettre que ce n’est pas courant. Cela ne remet bien évidemment pas en cause les compétences propres de la ministre mais crée de facto une situation de conflit d’intérêts qui pose problème alors que l’indépendance de la justice est posée comme un principe. Il n’est donc pas anormal que les médias se soient emparés de ce sujet.

Pour l’observateur averti, l’intervention de SOS Racisme au secours de Rachida Dati n’est pas inintéressante. On sait en effet que Nicolas Sarkozy entretient des relations plus que courtoises avec le fondateur de l’association anti-raciste, le député PS Julien Dray, et son précédent président, Malek Boutih et qu’il n’a pas hésité à nommer une de ses anciennes dirigeantes, Fadela Amara, au sein de son gouvernement. On se souvient aussi que c’est l’intervention personnelle de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, qui avait permis à SOS Racisme de survivre à un rapport accablant de la Cour des Comptes en 2004 qui avait mis en évidence des détournements au sein de l’association et une extrême faiblesse du nombre d’adhérents ayant pour conséquence une situation financière catastrophique.

De quoi s’interroger sur la pertinence de la dénonciation d’une « élite blanche » par Dominique Sopo à qui on pourrait faire remarquer que son association, qui agit souvent sur ordre venant de bien plus haut que lui, a pour parrains passés (Simone Signoret, Coluche) et présents (Guy Bedos, Yves Simon, Pierre Bergé, Anémone, BHL, Maxime Le Forestier, Danielle Mitterrand…) des personnalités qui incarneraient assez bien ce qu’il propose d’appeler « une élite blanche ».

“La réponse à nos problèmes dépend maintenant des Français !”

Mardi 24 juillet 2007

Source : FDA entretien avec Jean-Marie LE PEN

FDA : Le résultat des législatives a été analysé par beaucoup comme une défaite pour le FN…
Jean-Marie Le Pen :
Il est difficile en effet de considérer ce résultat comme une victoire puisque nous faisons 1,1 million de voix alors qu’un mois auparavant je recueillais 3,9 millions de suffrages. Une forte déperdition par rapport à une élection présidentielle qui a été déjà décevante pour nous qui avions l’espoir de renouveler le succès de 2002.
Le 22 avril, nous avons perdu un million de suffrages. Mais il faut dire que la situation était sensiblement différente, ce que ne comprennent pas toujours les gens qui confondent politique et arithmétique. En 2002, j’avais en face de moi deux candidats de gauche. Un officiel M. Jospin, et un officieux, beaucoup plus redoutable, M. Chirac, sans lequel d’ailleurs les socialistes ne seraient sans doute jamais revenus au pouvoir sous la Ve République. Il est sûr qu’un certain nombre d’électeurs nationaux, peut-être RPR, ont voté pour Le Pen plutôt que pour Chirac. Cette fois-ci c’était l’inverse, nous avions deux candidats de droite : Bayrou, qui quoi qu’il dise est un homme de droite, et Sarkozy, très bien préparé pour cette campagne, qui non seulement s’appuyait sur des réseaux nationaux et internationaux considérables, dans tous les milieux financiers, économiques, sociaux, politiques, médiatiques, etc. mais qui, à la fin de sa campagne, a emprunté à notre vocabulaire et à nos concepts une position nationale qui a trompé et séduit des millions d’électeurs. Il a repris le million d’électeurs RPR qui en 2002 s’était porté sur nous. Nous sommes donc arrivés en quatrième position, mais il est vrai que depuis des mois tout l’appareil médiatique et les instituts de sondage annonçaient que le second tour était déjà joué, que ce serait une finale “entre Sarko et Ségo”.
Et puis arrivent les législatives dans la foulée, dans le cadre du quinquennat avec l’automatisme prévisible des législatives et de la présidentielle, le mouvement s’est considérablement aggravé. Mais ce n’est pas un cas unique, puisque dans au moins deux circonstances, en 1968 et en 1993, la droite a fait 70 % des sièges, ce n’est pas cela qui est extraordinaire. Ce n’est donc pas cela qui est extraordinaire, c’est qu’il y a eu 40 % d’abstention et que parmi ces absentionnistes, il y a eu beaucoup d’électeurs du Front National. D’après les sondages effectués, près de six électeurs sur dix qui ont voté Le Pen le 22 avril n’ont pas été voter le 10 juin.

FDA : Comment l’expliquez-Vous ?
Jean-Marie Le Pen :
Tout d’abord parce que les Français ignorent largement qu’il y a un rapport entre le nombre de voix obtenu au premier tour des législatives et le financement des partis. Mais aussi, et surtout, parce qu’on leur a dit qu’il n’y avait aucune chance que le Front National ait des députés, provoquant sans doute dans l’esprit de beaucoup de gens le réflexe de se dire “après tout, si le FN ne peut pas avoir de députés autant rester chez nous ou partir en weekend”. Malheureusement, cela s’est traduit tragiquement pour nous par l’explosion d’une dette, parce que nous avions fait de grands emprunts. 360 de nos candidats n’ont pas passé la barre des 5 % et ne seront donc pas remboursés, pour des sommes qui oscillent entre 20 000 et 30 000 euros. Or beaucoup de ces candidats sont des gens modestes, pour qui ces sommes représentent des fortunes qu’ils n’ont peut-être jamais eues sur leur compte en banque. Mais ils ont fait confiance puisque en vingt-cinq ans cela ne s’était jamais produit pour le FN. Comme quoi le malheur est au coin de la rue.

FDA : Vous venez de lancer une souscription nationale pour aider le FN a surmonter cet écueil financier…
Jean-Marie Le Pen :
J’ai lancé plus qu’une souscription, un SOS Front National, parce que si nous ne parvenons pas à résoudre notre problème financier, nous ne serons plus en mesure d’assumer le rôle que l’histoire nous a imparti, à savoir la défense des idéaux patriotiques, de la France et des Français. Si les Français ne participent pas, non seulement sur le plan financier mais aussi sur le plan intellectuel, affectif, politique à la défense de la France, il est bien évident que ce ne seront pas les quelques dizaines de milliers de militants du FN qui pourront porter la France sur leur dos. La réponse à nos problèmes dépend maintenant des Français ! Il ne faut jamais désespérer, la vie commence toujours demain, mais la situation financière qui est la nôtre va nous obliger à des restrictions de nos dépenses qui seront drastiques et cruelles, à la diminution de notre rayonnement, même si la concentration aura sûrement aussi des effets bénéfiques. Mais pour entrer en contact avec nos compatriotes, il faut un certain nombre de moyens qui vont pour nous se trouver diminués.

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FDA : Quelle est donc la marge de manœuvre politique du FN dans la grave situation que vous venez de nous décrire ?
Jean-Marie Le Pen : Nous devons faire face, convaincus que nous sommes que Sarkozy ne pourra pas ou ne saura pas résoudre les problèmes dramatiques qui sont ceux de la France et qui n’ont cessé de s’aggraver tout au long de ces mois ou a régné une certaine euphorie, fille de cette campagne électorale en strass, projecteurs et feux d’artifice. Le FN doit garder la place qui est la sienne, celle du guetteur au créneau, de celui qui ose dire la vérité. Peut être est-ce là aussi le secret de mon insuccès. J’ai cru que les Français étaient très mécontents de la manière dont M. Chirac avait géré la France et qu’il allait y avoir une vague, dont tout naturellement je pensais que le Front National allait bénéficier. Cela aurait été justice, lui qui avait eu le courage de dire la vérité aux Français. Malheureusement, je crois que notre pays n’est pas préparé à savoir la vérité et qu’il a préféré somme toute le mensonge. Saint Jean a dit “C’est la vérité qui nous rendra libres”, pas cette fois-ci en tout cas ! Cette volonté d’objectivité, d’honnêteté qui est celle du FN est peut-être en démocratie le plus grand des handicaps. Car c’est le mensonge qui a triomphé. Et je pense que la France, très malade, ne souhaite pas que le médecin lui dise la gravité de son état, ni la difficulté du traitement qu’il faudra suivre pour se guérir… Les Français ont préféré la poudre de perlimpinpin du docteur Sarkozy au diagnostic lucide du docteur Le Pen !

FDA : Ce revers subi par le FN est-il conjoncturel ou structurel ?
Jean-Marie Le Pen :
Il s’agit à mon sens d’un revers conjoncturel, encore qu’il soit de plus en plus difficile de mener des campagnes électorales sans des soutiens extrêmement coûteux que sont les soutiens médiatiques…
L’américanisation de notre système politique se traduit aussi dans les campagnes électorales où il faut maintenant des centaines de millions d’euros pour se lancer dans la bataille politique. Au fond, la devise de la Ve République pourrait être “à bas les pauvres !”. Pourtant à l’indice de performance, dans le rapport investissement et résultat, le Front National est le champion, il n’y a pas de comparaison. Notre mouvement se mesurait à des partis comme l’UMP, 300 000 adhérents, 100 000 conseillers municipaux, des centaines de conseillers régionaux, généraux, de députés, de sénateurs, des finances considérables. Et puis il était au pouvoir, il avait les moyens de la République et donc la crédibilité des gens qui sont en place, des gens qui disent : “Oui ça marche mal, mais j’ai changé, et comme j’ai changé, tout va changer.”

FDA : Vous avez justement mis en garde nos compatriotes ces derniers mois sur le “talent d’illusionniste” de Nicolas Sarkozy…
Jean-Marie Le Pen :
Incontestablement, M. Sarkozy a du talent, de l’énergie, du dynamisme. Il est certain qu’il a un atout exceptionnel : il ne sort pas de l’ENA, c’est une des clés de son succès en dehors de ses qualités propres. Aucun homme politique de l’Établissement n’a expliqué avant lui sa politique dans ces formes-là. Je préciserai que nous sommes dans un monde politique où il est difficile d’être objectif, parce que si vous l’êtes vous semblez donner raison à vos adversaires. Mais je crois que malgré les qualités de l’homme, la direction qu’il prend n’est pas la bonne.

FDA : Vous avez annoncé la tenue du prochain congrès du FN…
Jean-Marie Le Pen :
Il se tiendra les 17 et 18 novembre à Bordeaux. Il m’a semblé qu’il fallait le tenir assez vite car nous étions tenus par nos statuts de le faire dans des délais rapprochés. L’enjeu du Congrès n’est peut-être pas aussi attractif que d’aucuns auraient pu le penser car j’ai annoncé que je comptais redemander la confiance de nos adhérents pour un mandat supplémentaire de Président du Front National, poste que j’occupe depuis 35 ans. Il m’a semblé que, dans la grande difficulté, le commandant ne doit pas prendre sa retraite, mais rester à bord et plus que cela, monter à la passerelle pour se mettre au service du paquebot, de l’équipage et de ses passagers ! Je peux d’ores et déjà vous annoncer que nous allons réorganiser l’assemblée générale qui va désormais adopter les méthodes d’à peu près tous les grands partis et de toutes les grandes organisations financières et sociales, à savoir le vote direct de tous les adhérents. Vote direct s’ils sont présents, ou par courrier s’ils sont absents. Nous allons certainement remettre sur le chantier toutes les choses dont on disait auparavant “on ne change pas des équipes ou des méthodes qui gagnent”. Peut être était-ce erroné, on aurait pu gagner plus ou parer l’éventualité d’un risque, lequel par définition est souvent imprévisible. Le bateau de mon père s’appelait “Persévérance” c’est donc que mon papa estimait qu’il s’agissait de LA qualité principale !

FDA : Quid des municipales et des cantonales ?
Jean-Marie Le Pen :
Dans la mesure de nos moyens, nous allons participer à ces élections. Comme ce sont des élections très locales c’est évidemment la détermination et la prise de risque de nos responsables départementaux, municipaux, locaux qui sera le critère, nous ne forcerons personne à aller à la bataille. Ceux qui se sentent en position de passer la barre des 5 % et de conquérir des sièges nous les encouragerons vivement à le faire mais nous ne serons pas en position de les aider beaucoup sinon par notre soutien politique. Mais nous ne sommes pas les seuls dans cette situation et dans ces élections législatives, nous sommes encore parmi les premiers partis en termes de suffrages, c’est dire ! Nous battons même le Parti communiste de 300 voix malgré son implantation dans encore un millier de communes, deux ou trois départements, le soutien des syndicats etc. Nous n’avons pas eu l’humiliation de voir Mme Buffet qui a fait 1,9 % à la présidentielle là où j’ai fait 10,4 % passer devant nous aux législatives. Mais ils ont des députés grâce à leurs accords avec le PS notamment, accord que la droite n’a pas respecté en ce qui nous concerne puisque dans la seule circonscription où Marine avait atteint 24 % au premier tour, les partis de droite UMP et Modem ont appelé à voter pour le candidat du PS. Et malgré tout cela, elle a fait 42 %, c’est certainement l’hirondelle, qui ne fait certes pas le printemps, mais qui l’annonce !

FDA : Pour l’UMP un député FN c’est encore un député de trop apparemment…
Jean-Marie Le Pen :
Nous sommes encore au ban, qu’est-ce qui leur fait peur ? Je ne sais pas, la vérité peut-être…

FDA : Dans le même temps l’ouverture à gauche du gouvernement s’est accentuée au lendemain du 17 juin.
Jean-Marie Le Pen :
Nicolas Sarkozy pousse au bout la logique de l’américanisation de la campagne et de sa médiatisation. Nous sommes dans l’ère du paraître.

FDA : Qu’avez-vous dit à Nicolas Sarkozy qui vous a reçu le 19 juin à l’Élysée ?
Jean-Marie Le Pen :
C’était la première fois depuis plus de trente ans ! Mais il est vrai que je ne suis pas un homme de cour, je ne fais rien pour me rapprocher de ces “grands”, ni des ors et des tentures officielles, cela me laisse sincèrement assez indifférent. J’ai dit au président de la République que, dans la ligne de ce qu’il nous a empruntés de notre programme, ce qu’il fera de bon pour la France nous l’approuverons, nous ne combattrons que ce que nous estimerons être contraire aux intérêts de la France. Même si nous aurions des raisons de le faire, nous ne ferons pas d’excessifs procès d’intention. Encore que, comme je le lui ai dit, “alors que la France a rejeté le fédéralisme européen avec une majorité très importante vous allez représenter un projet qui y ressemble”. Il m’a répondu qu’il n’en avait pas fait mystère pendant sa campagne, qu’il avait clairement affirmé qu’il prendrait la voie parlementaire pour faire adopter un traité réduit. Il m’a répété qu’il considérait que la Turquie n’était pas un pays européen, qu’il était favorable à la multiplication des partenariats avec ce grand pays mais qu’il n’a pas caché à M. Erdogan qu’il considérait que son pays était un pays d’Asie mineure.

FDA : Pensez-vous que cette invitation du président de la République participe de sa politique de séduction de l’électorat national ?
Jean-Marie Le Pen :
Il y a sûrement de cela en effet mais ce n’est pas illégitime en soi. Le président Sarkozy avait dit “j’inviterai les leaders des partis politiques à parler de l’Europe et à parler des institutions et de leur fonctionnement”. Il l’a fait avec un certain mérite. Ce n’est pas plus mais ce n’est pas moins que cela. Pour le reste, j’ai de grands sujets d’inquiétude sur la place qui a été donnée aux européistes dans le gouvernement.

FDA : C’est-à-dire ?
Jean-Marie Le Pen :
Je pense bien évidemment à la place prépondérante prise par les socialistes Kouchner, Jouyet, Bockel dans le domaine de la diplomatie et des relations avec l’Europe. Mais aussi aux postes clés confiés à Hervé Morin dans le domaine de la Défense, à Michel Barnier à l’Agriculture, ex-commissaire européen à l’Agriculture, un euromondialiste convaincu, sans même parler de Christine Lagarde aux Finances dont les mérites ont été le rôle qu’elle a joué aux Etats-Unis, sa présence dans le plus gros cabinet d’affaires américain… C’est aussi un penchant de Sarkozy qu’il n’a pas caché pendant sa campagne, qui est d’ailleurs contradictoire avec les thèmes et les concepts qu’il nous a empruntés.

FDA : Reste que les promesses “nationales” de Sarkozy seront selon vous inopérantes du fait du carcan européiste…
Jean-Marie Le Pen :
Dans la mesure où le pouvoir c’est la souveraineté, la capacité de faire et que 80 % des lois qui s’appliquent dans notre pays ne sont pas décidées à Paris mais à Bruxelles et que tout renforcement du processus d’européisation aura pour conséquence, quoi qu’on dise du principe de subsidiarité, de limiter encore nos capacités de nous diriger nous-mêmes. Or, je ne crois pas que l’on puisse nous, comme les États-Unis d’Amérique, fédérer des États dont les histoires, les coutumes, les langues sont si différentes alors je crains que tout cela ne soit qu’un théâtre d’ombres. Je suis au Parlement européen depuis 22 ans et je constate que l’esprit qui règne n’est pas un esprit nationaliste européen mais un esprit mondialiste et mercantile. C’est la philosophie humanitariste de la pensée unique. Rien de tout cela ne milite pour distendre les liens de protectorat qui existe entre les États-Unis et l’Europe, au contraire. Alors il ya des gens qui admettent parfaitement, qui souhaitent que nous soyons un protectorat américain, voire même un État américain comme la Californie ou le Connecticut. Ce n’est pas mon cas ! Cela n’implique pas, contrairement de ce que l’on dit de nous, de haine ni même d’aversion à l’égard de tel ou tel autre pays. Je crois au phénomène national, je pense que la nation reste la structure la plus efficace pour défendre l’identité, la pérennité, la sécurité, la prospérité d’un peuple.

Propos recueillis par
Georges-Henri Moreau

Le traité avant la fin de l’année ?

Mardi 24 juillet 2007

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

A l’ouverture de la conférence intergouvernementale chargée de rédiger le nouveau traité européen, le ministre portugais des Affaires étrangères, M. Luis Amato, qui préside la CIG, s’est dit « confiant » que l’Union européenne aurait un nouveau traité avant la fin de l’année.

Il est en effet possible que le texte, en fait déjà rédigé pour l’essentiel, soit signé avant la fin de l’année.
Mais il faudra ensuite le ratifier.

La Constitution européenne avait été signée par tous les Etats membres en 2004. Mais elle n’a pas été ratifiée.
Le Front national demande qu’un référendum soit organisé sur ce traité, comme pour la défunte Constitution qu’on essaie de ressusciter. Il approuve les dirigeants qui envisagent un référendum et soutient tous les mouvements, partout en Europe, qui vont dans ce sens.

La bataille contre ce honteux traité ne fait que commencer.


 

Un français tué pour un regard

Dimanche 22 juillet 2007

« Les agresseurs et la victime ne se connaissaient pas. Il n’y a pas eu de vol. Ils se seraient juste croisés au mauvais moment. « Une bousculade, un regard de travers », auraient suffi à déclencher les hostilités, selon un enquêteur.

Vers 1 h 40, dans la nuit du 14 au 15 juillet, Thierry Bricault, un Nantais de 45 ans, est roué de coups par deux hommes, place du Bouffay, dans le centre de Nantes.

L’un l’aurait d’abord frappé, le projetant au sol. Le second se serait ensuite acharné sur lui. Le visage tuméfié, Thierry Bricault décédera d’une hémorragie abdominale, à 3 h, au CHU.

De nombreux témoins assistent à la scène. Huit se manifesteront. L’un d’eux s’avérera déterminant.

Mardi, au commissariat, ce témoin clé donne une description et l’adresse du principal suspect. Aussitôt, deux policiers de la brigade criminelle se rendent au Foyer de jeunes travailleurs (FJT) où il réside. Là, quatre jours après le début de l’enquête, ils tombent sur les suspects, prêts à partir en voiture.

«C’était mardi vers 17 h, raconte un ouvrier d’un chantier voisin. Deux policiers sont arrivés devant une Clio sombre, ils ont braqué leurs pistolets sur ses quatre occupants et ont demandé à voir leurs papiers. Ils n’ont pas résisté.» Deux suspects seront relâches. Un Sénégalais de 25 ans et un Polynésien de 22 ans étaient toujours en garde à vue, hier soir.

La direction du FJT ne cachait pas son désarroi. Le suspect principal habitait au 3e étage du foyer « depuis mars ». Il avait, semble-t-il, décroché « un CDI dans le bâtiment ». Un voisin de pallier parle d’« un grand black, plutôt baraqué, avec un visage dur ».

Mais peu de résidents le connaissent. La plupart se souviennent « des visites régulières d’amis de l’extérieur du foyer » et « des soirées arrosées avec de la musique à fond ».

Le soir du drame, le veilleur de nuit a noté que la musique chez le suspect a réveillé le voisinage. Le jeune homme de 22 ans, peu connu de la justice, n’avait, semble-t-il, pas de travail.

Hier matin, les policiers ont perquisitionné l’appartement au foyer. Des vêtements ont été saisis pour effectuer des analyses. Les deux suspects auraient reconnu les faits, en restant « confus » sur la chronologie de la soirée. Le parquet envisageait, hier, d’ouvrir une information judiciaire pour « coups mortels ». »

Source: http://www.ouest-france.fr/

Réforme des institutions : un rideau de fumée

Dimanche 22 juillet 2007

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Le président de la République a certes le droit de préparer une réforme du fonctionnement des institutions.

Mais on remarque que le comité chargé d’y réfléchir va travailler au même moment que la conférence intergouvernementale chargée de rédiger le nouveau traité européen.

Qu’on le veuille ou non, cette insistance à parler de la Constitution française ces temps-ci apparaît comme un rideau de fumée destiné à détourner l’attention des Français sur le fait que se prépare la mise en application de la Constitution européenne qu’ils avaient rejetée par référendum.

S’il ne porte plus le nom de Constitution, le nouveau traité européen en garde les caractéristiques essentielles : il réduit la Constitution française au rang de charte provinciale.

Si l’on veut pouvoir continuer de parler d’une Constitution française, au sens de charte fondatrice d’un Etat souverain, il faut d’abord réformer, ou plutôt rejeter, le nouveau traité européen.

L’aveu de Valéry Giscard d’Estaing

Dimanche 22 juillet 2007

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Valéry Giscard d’Estaing se félicite que la substance de la Constitution européenne soit préservée dans le nouveau traité européen. Selon lui, les modifications « limitées » apportées au texte initial ont été décidées pour « effacer l’image » de la Constitution dans l’esprit des gens, et pour « en faciliter l’approbation ici et là ».

C’est le père de la Constitution européenne lui-même qui souligne l’arnaque : les Français ont rejeté cette Constitution, on la leur fera approuver en abandonnant le mot et en modifiant quelques articles.

Il ne s’agissait donc que de berner les citoyens.

Cet aveu rend encore plus nécessaire l’organisation d’un référendum. Ce n’est pas au Parlement d’avaliser l’arnaque. Les Français doivent savoir de quoi il retourne et se prononcer en connaissance de cause.

Voitures brulées

Dimanche 22 juillet 2007

http://www.dailymotion.com/video/3juhmIlElbyGthVEy

Discrimination positive au Canada…

Vendredi 6 juillet 2007

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Belleville

Vendredi 6 juillet 2007

Mercredi 20 juin, à Belleville, dans le 19eme arrondissement de Paris, plusieurs dizaines de policiers sont entrés dans un tabac puis dans un supermarché de la rue de Belleville afin de contrôler l’identité des badauds. Auparavant, la police ne franchissait pas le seuil des boutiques. Elle se contentait d’arrêter les passants dans la rue ou à la sortie du métro.

http://www.dailymotion.com/video/1bPKbQMbFUjZhgSAN

Boulevard des clandestins : l’aide médicale d’état

Jeudi 5 juillet 2007

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J. F. Kahn parle d’immigration en off…

Jeudi 5 juillet 2007

Que tous les adeptes du politiquement-correct ne regardent pas! Ils seraient déçus!

http://www.dailymotion.com/video/4XFgG4EdhsYVBXXL

Halte au racisme : Autodétermination des peuples !

Jeudi 5 juillet 2007

 servirproteger.gifVae Victis : « mon enfant »(libre de droit sur le coq gaulois)

Dans la rue, à la télé, dans les journaux, à la radio… tous les jours et en tous lieux s’étale en toute impunité le mépris envers notre peuple et tout ce qui fait ses spécificités. Au risque de s’attirer les foudres des bien-pensants prompts à traîner en justice les déviants intellectuels, qui serait assez téméraire pour publier une bande dessinée du genre « Les Bidochons », BD hilarante d’ailleurs, dont les héros seraient maghrébins, noirs ou pire juifs ? La chose n’aurait pas posé problème il y a vingt ans, elle est devenue impensable aujourd’hui. Quels braillards au front bas et à la nuque épaisse peuvent se permettre de déverser des torrents d’insultes racistes tout en jouant les persécutés sur les ondes et les écrans sans horrifier la LICRA, le MRAP et toutes ces sympathiques associations de bons philanthropes si utiles que le monde entier nous envie ?

Si vous en avez le courage, allumez votre téléviseur. Vous tomberez immanquablement sur une de ces séries policières à l’intrigue ficelée d’avance : le coupable/méchant est blanc (blond de préférence), male et dans la force de l’age. La victime est basanée, femme de préférence et souvent jeune ou bien autres variantes elle est handicapée ou/et (encore mieux) appartient à une « minorité sexuelle ». Le justicier est de préférence une justicière. Exit « Thibaud et les croisades », « Thierry la Fronde », « Le commissaire Maigret » et autres franchouillarderies fascistoïdes, nous voilà arrivés à l’ère du téléspectateur citoyen et repentant. Qu’une patronne d’un salon de coiffure d’une petite ville de province préfère ne pas employer une personne de couleur de peur de faire fuir une partie de sa clientèle et la machine judiciaire et policière se met en branle sans tarder, la coupable étant traitée pire qu’une criminelle. Qu’un malheureux charcutier déclare ne pas pouvoir embaucher un musulman ce dernier lui ayant signifié refuser catégoriquement le contact avec la viande de porc, le rouleau compresseur de la loi l’aplatit comme une crêpe sans même tenir compte de l’absurdité de la situation. En revanche, si vous étés leucoderme, essayez donc de postuler pour un emploi de serveur dans un restaurant chinois ou bien tentez de faire profiter de vos compétences un coiffeur pakistanais. Présentez-vous à un entretien d’embauche pour occuper un poste dans une boucherie hallal ou casher si vous n’êtes ni mahométan ni israélite.

Il est vrai qu’au mépris des lois Perben ou autres, les agences ANPE autorisent la publication d’annonces de recrutement sur critères religieux quand elles sont le fait de certains employeurs jouissant de fait d’une discrimination positive. Une fois éconduit, tentez de vous adresser à la HALDE, téléphonez au 114 et épanchez-vous abondamment sur l’odieuse injustice dont vous avez été l’objet ; nul doute que les personnes compétentes et dévouées compatiront au sort qui vous est fait et ne trouveront pas le repos avant d’avoir châtié pécuniairement ou même d’avoir embastillé le coupable. Bien sur il faudrait avoir une sérieuse mauvaise fois pour affirmer que le racisme à l’embauche ou au logement dont sont parfois victimes les individus plus ou moins colorés n’est qu’une vue de l’esprit. Mais à la différence de celui dont sont victimes de plus en plus souvent et dans l’indifférence totale des « autorités morales » les blancs, ce racisme-là est d’autant mieux réprimé qu’en plus d’être une juteuse source de bénéfice pour les plaignants et les associations qui les soutiennent ou plutôt les manipulent, il donne le prétexte de vassaliser encore un peu plus les « de souches » sur leur territoire ancestral. Plutôt que de racisme anti-blanc, certains qui nous sont proches préfèrent parler de racisme anti-français et prônent la plus grande prudence à ce sujet. Ce n’est pas parce que des responsables et intellectuels (ayant la prétention d’être les consciences d’une communauté perpétuellement martyrisée) tentent d’instrumentaliser la situation afin de faire de nous des harkis (qui iront au baston à leur place) que ce racisme-là n’existe pas. Demandez ce qu’en pensent les jeunes prolos européens habitant des quartiers dans lesquels ils n’ont que le choix entre devenir eux-mêmes des minorités ethniques ou s’assimiler aux nouveaux colonisateurs en adoptant leur langage, leurs moeurs et parfois leur religion.

Lorsque la chanteuse Diam’s, chypriote turque, vomit ses insultes, ce ne sont ni les antillais, ni les canaques qui sont l’objet de sa haine mais plus sûrement les berrichons et les alsaciens. Lorsque de sympathiques racailles tabassent de gentils étudiants bêlant d’amour pour leurs persécuteurs, ils le font pour tenter, inconsciemment ou pas, de prendre une revanche sur un passé qui a vu les ancêtres de leurs souffre-douleur dominer les leurs et revendiquent ouvertement les ratonnades envers les « fromages aux têtes de victimes ». Les chasses à l’homme d’il y a trois ans qui se sont déroulées en Cote d’Ivoire avaient pour objet de traquer les blancs, français ou pas, et sans le courage de nos soldats et celui de la majorité de la population locale qui dans bien des cas à caché ou prévenu à temps le « gibier » potentiel, le bilan, odieusement minimisé voir occulté par les autorités françaises, aurait été bien plus terrible. Personne à l’époque, dans les grands médias et dans la classe politique n’a osé employer l’expression de « violences raciales » si usitée pour illustrer des faits bien moins évidents mais beaucoup plus politiquement corrects.

Jusque dans la mort notre peuple est victime d’un odieux ostracisme. Lorsque trois mongoliens aux motivations supposées vaguement satano-nazies gribouillent des svastikas à l’envers (étrange…étrange…) et renversent des pierres tombales dans un cimetière juif ou musulman, cela soulève un torrent d’indignations plus ou moins feintes mais obligatoires du haut en bas et de droite à gauche. Lorsque des cimetières chrétiens, donc dans lesquels reposent quasi exclusivement des « de souches », sont profanés, il n’est plus question que d’actes de vandalisme sans connotation raciale et la nouvelle ne mérite que trois lignes dans la rubrique « faits-divers ». Sauf évidement s’il s’y trouve, même minoritairement, des tombes non-chrétiennes dont la déprédation accaparera quasi exclusivement l’attention. De ces réflexions il ressort que si l’on voulait monter les communautés de ce pays les unes contre les autres on ne s’y prendrait pas autrement. Est-ce à dire, comme il est parfois suggéré, qu’il faudrait envisager l’union de tous indigènes et allogènes, pour contrer les projets des destructeurs volontaires d’identités que sont les tenants du capitalisme apatride et niveleur ? Cette attitude équivaudrait à se jeter à l’eau pour éviter la pluie.

Nous ne rejetons pas l’hypothèse d’oeuvrer un jour avec d’autres peuples sur une base d’intérêts mutuels mais à condition que cela se fasse d’Etat à Etat et ne soit pas prétexte à une submersion identitaire. Nous n’éprouvons pas d’animosité envers qui que ce soit mais, qu’ils nous aient été imposés ou pas et quelques soient les raisons de leur exode, les populations émigrées qui ont élu domicile sur notre sol et qui continuent à y affluer par millions sont les instruments de la disparition en cours de notre peuple, de notre pays et de notre civilisation. Nous avons été mis devant un fait accompli et ne pouvons être tenus pour responsables des drames futurs qui verront des affrontements dont l’enjeu sera notre survie. Si ces antagonismes ne se produisent pas et si nous n’en sortons pas vainqueurs, nous disparaîtrons de l’Histoire en tant que nation.

source : GN

CHÔMAGE : 1,5 MILLION DE PERSONNES NON COMPTABILISEES

Jeudi 5 juillet 2007

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque estime qu’on peut « rajouter 1,5 million de personnes non comptabilisées aux deux millions de chômeurs officiels ».

Le taux de chômage s’établissait à 8,1% de la population active fin mai, passant sous la barre symbolique des deux millions de demandeurs d’emploi, selon le gouvernement. « On ne nie pas la baisse du chômage, mais le chiffre officiel ne reflète pas la réalité », déclare M. Chérèque dans un entretien au journal « Le Parisien-Aujourd’hui en France » paru mardi.

« Une partie des demandeurs d’emploi au RMI, les 410.000 chômeurs âgés de plus de 57 ans dispensés de recherche d’emploi, et toutes les personnes en formation ou en stage ne sont pas comptabilisées », rappelle-t-il. « Globalement, on peut rajouter 1,5 million de personnes non comptabilisées aux deux millions de chômeurs officiels ».

Le taux de chômage est établi chaque mois sur la base des chômeurs recensés en catégorie 1 (à la recherche d’un CDI à temps plein, disponible immédiatement, n’exerçant aucune activité, ou une activité de moins de 78 heures par mois), alors qu’il existe huit catégories de demandeurs d’emploi dans les statistiques de l’ANPE.

Source : Agence Presse

Les bobos commencent à flipper

Mercredi 4 juillet 2007

http://www.dailymotion.com/video/1dbx4Fnjomrzyh7IW